16.09.2008
Putain d’vie à la con
Bon finalement après trois semaines en juin à l’hôpital Roger Salengro de Lille, la seule certitude est de ne pas être atteint par une maladie de Parkinson, mais plus sûrement par une neuropathie périphérique d’origine toujours inconnue.
Pendant ces semaines j’ai vu la perplexité des neurologues qui m’ont examinés et hier encore en consultation j’aurai aimé avoir une réponse, mais hélas les délais pour avoir les résultats des tests génétiques sont apparemment très longs et le neurologue m’a honnêtement expliqué que pour l’instant personne n’a la moindre idée sur la cause de mon état...
Mon dossier étant un peu en désordre, je vais peut être avoir dans les mois prochains une convocation pour voir un spécialiste de la maladie de Charcot ? C’est peut être une variante de cette maladie, à moins que ce ne soit un empoisonnement par métaux ?
M’enfin, je suis toujours dans le flou le plus complet et les seules choses concrètes pour l’instant sont les douleurs insupportables de tout le coté droit et une perte impressionnante des muscles.
Quand je pense qu’il y a à peine 16 mois je faisais encore sans trop de problème mon jardin et que maintenant je suis en passe de perdre mon autonomie, incapable de me faire à manger seul, de me déplacer sans aide à part un peu dans la maison, dès que je sors de la maison c’est en fauteuil roulant.
Je commence à avoir vraiment peur de ce qu il m’arrive, je ne sais comment je serai après l’hiver ou l’été prochain, a vrai dire je redoute de n’être plus qu’une ombre.
15:01 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie, euthanasie, santé
21.03.2008
Ce que bon me semble...
Pour moi l’euthanasie implique forcement l’acte de donner
la mort.Laisser une personne mourir naturellement de faim
et de soif dans un coma sans que personne ne puisse dire,
faute d’en être revenu si la mort y est douce ou infernale
est une lâcheté sans nom. Si un jour je devais être
confronté au problème, jamais je n’accepterai une mort
châtiment, c’est ce que l’on nous propose quand nous
avons l’impudence de réclamer un départ en douceur.
Qui n’a pas un jour abordé le sujet, soit en famille ou
entre amis, peu de gens je suppose et souvent exprime
la même volonté de ne pas vouloir aller jusqu’au bout des
souffrances (Physiques et psychiques), l’idée d’une
interruption volontaire et active de lavie qui se traduit par
cette phrase toute simple « Je ne veux pas finir comme çà ».
Pourquoi ces messieurs qui nous pondent des lois à tour
de bras à propos de tout et de rien, et qui ont apparemment
beaucoup moins d’éthique quand il s’agit des morts de froid
dans nos rues ou par exemple de la multitude des produits
toxiques que nous respirons, traînent ils les pieds pour
légiférer sérieusement sur l’euthanasie !
Certainement pour ne pas froisser une frange de la
population, celle là même qui pense encore qu’accoucher
doit se faire dans la douleur, que l’IVG est une abomination,
et que nous sommes sur terre pour expier et que le bonheur
est pour plus tard !
Nous voyons bien c’est jours ci dans les journaux télévisés,
la succession de communiqués tous plus ambiguës et
contradictoires les uns que les autres que s’en est une honte,
un manque total de respect pour la mémoire de la courageuse
madame Sébire et pour sa famille.
Voila pourquoi si un jour les circonstances me poussaient à
envisager de mettre un terme à ma vie, jamais je ne
m’agenouillerais pour réclamer la mort silencieuse de l’indigne
coma.
Je n’ai pas envie de gravir l’escabeau, non pas que je considère
cet acte comme une lâcheté car quelque soit le moyen employé
pour quitter ce monde il faut toujours du courage, mais par
respect pour la compagne, le fils ou l’ami qui aurait la
désagréable surprise de me découvrir tournoyant peut être
encore au bout de la corde...
Non ! Mais j’ai toujours décidé de la façon de mener ma vie et
il en sera pareil de ma mort, pour la modique somme d’une
boite de médicament et d’une bonne bouteille de gnole ou
pour le prix d’une seringue et une bonne dose de produit
stupéfiant, il me semble possible de faire la chose proprement.
Bien sur l’idéal pour moi étant un petit voyage au Groenland,
pouvoir s’aventurer sur la banquise avant un bon blizzard et
laisser dame nature se charger des funérailles, mais l’expédition
est au dessus de mes moyens.
Il faut être raisonnable, moi qui ne connaît pas l’Angleterre,
je pense qu’il est tout a fait possible de disparaître entre
Douvres et Calais.
Mais ne vous méprenez pas, ces propos ne sont pas une
apologie du suicide idéal, mais le résultat d’une réflexion
entamée depuis quelques temps déjà en relation direct
avec mon état de santé et la stupidité de la loi...
Je n’ai que faire des comités d’éthiques plus ou moins toc
décidant a priori, a moins que la loi n’évolue favorablement ou
qu’enfin les médecins trouvent la cause réelle de mon état et un
remède efficace, je ferais ce que bon me semble...
16:17 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : santé, euthanasie, amour
19.03.2008
Les maux dire sans les mots

19:00 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, euthanasie, amour
19.01.2008
Le début
Les premiers symptômes sont apparus il y a environ 3 ans, une petites région sur la jambe droite s’insensibilisant, puis la plante du pied, le coté droit du torse et ensuite le bout des doigts, la main, le bras et finalement tout le coté droit du corps.
Mais le pire ce sont les raideurs et surtout des crampes abominables, de nuit au début et par la suite le jour aussi, le tout accompagné par une très grosse fatigue. Après des examens classiques, radio du dos et analyses de sang ...etc. J’ai été dirigé vers un neurologue, un électro-encéphalogramme et quelques petits tests (mai 2007) je ressors avec un SEP diagnostiqué (Syndrome extra pyramidale) et un traitement par Trivastal, sans plus d’explication.
De retour chez moi j’écume la toile a la recherche d’information, je suis effaré car ce symptôme concerne plusieurs maladies toutes plus affolantes les unes que les autres, dont Parkinson. Je penche pour cette maladie car je reconnais les symptômes, mais mon médecin me dit de ne pas focaliser sur Internet, de ne pas me faire de soucis et qu’il faut attendre, rassurant donc ce qui ne me rassure pas du tout.
Ce n’est que deux mois plus tard, au hasard d’un renouvellement d’ordonnance que la remplaçante me dit « ha ! Vous avez Parkinson » et bien que je m’en doutais, c’est le choc !
Je lui dis que c’est la première fois qu’un médecin me le signifie, elle est surprise et prise de court, je vois qu’elle tire son nez et ça je peux le comprendre !
Je lui demande donc comment cela va se passer pour moi dans les dix ans qui viennent, et pour toute réponse j’ai eu droit a une sorte de caricature, mains et langue pendante, secouée de tremblements elle m’a fait un mime que je n’oublierai jamais ! Et pour la tête alors ? « Au ralenti ».
Je suis sorti complètement laminé...

18:08 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Vive la Vie
09.12.2007
Le passage obligé !
La salle d’attente du médecin
Les médecins, qu’ils soient généralistes ou spécialistes, seraient bien inspirés s’ils faisaient l’expérience de patienter quelques heures dans leurs salles d’attente !
Avec une surface avoisinant généralement les 15 m2 dans le meilleur des cas et en décomptant la p’tite table pour les revues, il reste a la douzaine de souffreteux un p’tit mètre carré chacun pour patienter.
Deux rangées de chaises, deux de jambes, le chemin est périlleux pour les personnes ayant des difficultés à se mouvoir, ce qui est un comble chez les spécialistes censés ne recevoir généralement que des personnes ayant des problèmes pour se déplacer, s’asseoir etc..
Le premier neurologue que j’ai consulté, la « salle » faisait 2mx 2.5m et un banc en bois, difficile à croire, hein ! Le deuxième j’ai patienter dans un couloir, est ce normal !!!
M’enfin, la table a revue atteinte, là commence le véritable exploit, trouver quelque chose d’intéressant a lire, entre Gala, le Pèlerin, Auto machin chose et Femme plus si actuelle, le choix est difficile. La seule revue qui me semble intéressante, un mec dans la rangée d’en face est en train de la feuilleter en long et en large, il sait et ne la posera pas.... Et surtout pas pour aller aux toilettes, y en a pas !
Mais le pire pour moi c’est les sièges, dernièrement j’ai fais trois heures sur une chaise a trois sous, a peine rembourrée et dossier bien incliné, parfois j’oublie pourquoi je suis venu...
Docteur j’ai mal au dos « allez voir un ostéopathe » répond l’neurologue...
J’passe sur la chaleur et le manque d’air l’été, et l’hiver, et l’automne... alouette....
Faut vraiment être en bonne forme pour patienter trois plombes dans de telles conditions, non ?

19:05 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
02.12.2007
Se jeter à l’eau !
Voila quelques temps que je piétine devant cette première
note, à ne pas savoir comment dire la chose, l' envie et
la peur cohabitent.
L'angoisse de ne pas être capable d'exprimer correctement
la tourmente, les douleurs, les craintes pour l'avenir et
la peur du rejet poli.
Dire simplement donc, pour ne pas me perdre plus que
je ne le suis déjà, pas facile de raconter ce qu'est la vie
d'un parkinsonien quand la vision de la société sur cette
maladie déroutante est généralement l'image d'un vieillard
tremblotant et souffrant a peine!
Je vais essayer, sûrement malhabilement, parfois peut être
instinctivement, au gré des l'humeurs et des angoisses
raconter lentement aujourd’hui et hier, mais demain non!
C'est déjà l'avenir...
Je sais par expérience comme il est difficile souvent de trouver
les mots justes pour mettre un commentaire sur un sujet
douloureux, alors pas de prise de tête, un simple "bonjour"
c'est déjà un petit bonheur, mais si plus je prends aussi...
Voila, je vais essayer maintenant de ne pas être trop triste
et ennuyeux, mettre un peu de musique, égailler un peu
parce que franchement ma page d'accueil me file le
bourdon...

22:30 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note