21.03.2008
Ce que bon me semble...
Pour moi l’euthanasie implique forcement l’acte de donner
la mort.Laisser une personne mourir naturellement de faim
et de soif dans un coma sans que personne ne puisse dire,
faute d’en être revenu si la mort y est douce ou infernale
est une lâcheté sans nom. Si un jour je devais être
confronté au problème, jamais je n’accepterai une mort
châtiment, c’est ce que l’on nous propose quand nous
avons l’impudence de réclamer un départ en douceur.
Qui n’a pas un jour abordé le sujet, soit en famille ou
entre amis, peu de gens je suppose et souvent exprime
la même volonté de ne pas vouloir aller jusqu’au bout des
souffrances (Physiques et psychiques), l’idée d’une
interruption volontaire et active de lavie qui se traduit par
cette phrase toute simple « Je ne veux pas finir comme çà ».
Pourquoi ces messieurs qui nous pondent des lois à tour
de bras à propos de tout et de rien, et qui ont apparemment
beaucoup moins d’éthique quand il s’agit des morts de froid
dans nos rues ou par exemple de la multitude des produits
toxiques que nous respirons, traînent ils les pieds pour
légiférer sérieusement sur l’euthanasie !
Certainement pour ne pas froisser une frange de la
population, celle là même qui pense encore qu’accoucher
doit se faire dans la douleur, que l’IVG est une abomination,
et que nous sommes sur terre pour expier et que le bonheur
est pour plus tard !
Nous voyons bien c’est jours ci dans les journaux télévisés,
la succession de communiqués tous plus ambiguës et
contradictoires les uns que les autres que s’en est une honte,
un manque total de respect pour la mémoire de la courageuse
madame Sébire et pour sa famille.
Voila pourquoi si un jour les circonstances me poussaient à
envisager de mettre un terme à ma vie, jamais je ne
m’agenouillerais pour réclamer la mort silencieuse de l’indigne
coma.
Je n’ai pas envie de gravir l’escabeau, non pas que je considère
cet acte comme une lâcheté car quelque soit le moyen employé
pour quitter ce monde il faut toujours du courage, mais par
respect pour la compagne, le fils ou l’ami qui aurait la
désagréable surprise de me découvrir tournoyant peut être
encore au bout de la corde...
Non ! Mais j’ai toujours décidé de la façon de mener ma vie et
il en sera pareil de ma mort, pour la modique somme d’une
boite de médicament et d’une bonne bouteille de gnole ou
pour le prix d’une seringue et une bonne dose de produit
stupéfiant, il me semble possible de faire la chose proprement.
Bien sur l’idéal pour moi étant un petit voyage au Groenland,
pouvoir s’aventurer sur la banquise avant un bon blizzard et
laisser dame nature se charger des funérailles, mais l’expédition
est au dessus de mes moyens.
Il faut être raisonnable, moi qui ne connaît pas l’Angleterre,
je pense qu’il est tout a fait possible de disparaître entre
Douvres et Calais.
Mais ne vous méprenez pas, ces propos ne sont pas une
apologie du suicide idéal, mais le résultat d’une réflexion
entamée depuis quelques temps déjà en relation direct
avec mon état de santé et la stupidité de la loi...
Je n’ai que faire des comités d’éthiques plus ou moins toc
décidant a priori, a moins que la loi n’évolue favorablement ou
qu’enfin les médecins trouvent la cause réelle de mon état et un
remède efficace, je ferais ce que bon me semble...
16:17 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : santé, euthanasie, amour
19.03.2008
Les maux dire sans les mots

19:00 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, euthanasie, amour